Les Chinois sur papier : étude des représentations du quartier chinois de Montréal et de ses habitants dans la presse (1930-1985)

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Scènes du quartier chinois de Montréal en 1966 (source: Archives de la Ville de Montréal)

C’est avec plaisir que j’annonce le dépôt du mémoire de maîtrise qu’a produit Samuel Heine sous ma direction et qui s’intitule « Les Chinois sur papier : étude des représentations du quartier chinois de Montréal et de ses habitants dans la presse (1930-1985) ». Ses recherches se distinguent par son utilisation de journaux francophones et anglophones, mais aussi par les conclusions nuancées auxquelles il en est venu sur les différentes représentations de cet espace urbain qui cohabitent au sein de ces journaux durant la période étudiée et qui n’évoluent que très graduellement.  En voici le résumé:

Alors que la fiabilité des médias est remise en question, que se popularisent les concepts de « fake news » et que les médias sociaux permettent à tous de transmettre leurs opinions, il est plus que jamais nécessaire pour les historiens de s’attarder plus longuement à la question des médias, de leur développement et des représentations qu’ils transmettent. Des représentations qui peuvent d’ailleurs changer la manière de percevoir ou de comprendre des évènements, des lieux et des populations. Ce mémoire s’intéresse ainsi aux transformations et au développement des représentations véhiculées par les principaux journaux montréalais (La Presse, Le Devoir, The Montreal Star, The Gazette et La Patrie) quant au territoire reconnu comme étant le quartier chinois de Montréal entre 1930 et 1985. Pour ce faire, l’auteur analyse les changements affectant l’image conflictuelle de ce quartier qui passe d’une « colonie chinoise » de criminalité, de corruption, de conflits, d’intégration, de mixité, d’étranger et de mystères à un espace montréalais de tourisme, de fête ainsi que de boutiques et de restaurants « exotiques ». Ces visions, parfois contradictoires, présentent un quartier chinois possédant de multiples représentations autant négatives que positives qui montrent un lieu à la fois fermé et ouvert, mixte et ethnique, étranger et semblable.

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L’engagement d’un révolutionnaire québécois : le processus de radicalisation dans la pensée politique de Pierre Vallières (1955-1971)

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Pierre Vallières (à gauche) en 1970

Je suis très heureux d’annoncer le dépôt final du mémoire de Michael Bergeron, qui a travaillé, sous ma supervision, sur l’évolution de la pensée de l’intellectuel québécois Pierre Vallières. Intitulé « L’engagement d’un révolutionnaire québécois : le processus de radicalisation dans la pensée politique de Pierre Vallières (1955-1971) », son mémoire se distingue notamment par le fait qu’il intègre à l’analyse une grande quantité d’écrits de Vallières antérieurs à l’essai Nègres blancs d’Amérique. Michael est également un des co-organisateurs de la journée d’étude « Nouvelles perspectives en histoire politique : la politique au Québec à travers ses acteurs, ses espaces et ses institutions (19et 20siècles) » qui s’est tenue en 2016 et qui a donné lieu à un dossier dans le Bulletin d’histoire politique.

Voici le résumé du mémoire:

L’étude des idées politiques chez Pierre Vallières reste jusqu’à maintenant circonscrite majoritairement aux pourtours de l’essai Nègres blancs d’Amérique. Bien que majeur dans la compréhension du parcours idéologique de l’auteur, nous avons cru nécessaire d’élargir le spectre d’analyse en amont et en aval de l’écriture de cet essai. C’est dans cette optique que nous nous sommes intéressés à la genèse de ses idées et au processus de radicalisation qui s’opère chez lui entre 1955 et 1971. En nous appuyant sur l’ensemble de ses textes produits durant l’intervalle, nous avons tenté de comprendre tant les motivations que les influences locales et internationales qui ont pu jouer un rôle prépondérant dans le processus de radicalisation de ses idées. Ainsi, nous avons été à même de constater qu’une multitude de facteurs contextuels comme l’avènement de la Révolution tranquille, les décolonisations internationales et les différentes luttes émancipatrices en cours mondialement, comme celles des noirs aux États-Unis, auront indéniablement inspiré Pierre Vallières dans sa réflexion. D’autres aspects comme le réseau de sociabilité et la littérature existentialiste, marxiste et décolonisatrice de l’époque jouent également un rôle fondamental dans le développement idéologique de Pierre Vallières. Notre étude se divise en trois périodes d’analyse distinctes. La première, de 1955 à 1964, analyse le passage du personnalisme chrétien au socialisme décolonisateur, ainsi que l’affirmation de l’engagement dans l’action chez le jeune intellectuel. La deuxième, de 1964 à 1966, aborde la transition vers le terrorisme et l’adhésion de Vallières au Front de libération du Québec (FLQ). Enfin, la troisième période se veut l’étude de la période d’incarcération du révolutionnaire, entre 1966 et 1971, qui le mène lentement vers le rejet du terrorisme et de la lutte armée pour s’aligner derrière le Parti Québécois et la voie démocratique.

 

‘’Les Princes de Sorel’’ : analyse du rôle de la famille Simard dans le développement de la ville de Sorel (1909-1965)

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Photo aérienne du complexe de construction navale des Simard à Sorel en 1942 (source: http://www.appeldularge.com/index.php)

C’est non sans fierté que j’informe mes fidèles lecteurs du dépôt final du mémoire de maîtrise d’une de mes étudiantes. Chloé Ouellet-Riendeau a produit un mémoire intitulé « ‘’Les Princes de Sorel’’ : analyse du rôle de la famille Simard dans le développement de la ville de Sorel (1909-1965) » où elle étudie les stratégies et outils utilisés par les trois frères Simard pour s’enraciner à Sorel et y construire, à partir de bien peu de choses, un empire industriel qui connaîtra ses heures de gloire durant la Seconde Guerre mondiale.

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Les trois frères Simard en 1914 (source: Société d’histoire de Sorel)

Le mémoire est un très bel apport à l’histoire des petites et moyennes villes du Québec, mais aussi à leur histoire économique. Le cas des Simard permet notamment d’explorer, au-delà des grandes explications structurelles, le rôle et l’influence d’acteurs individuels (et de leurs réseaux) dans le développement du capitalisme dans les régions du Québec. En voici le résumé:

La ville de Sorel doit attendre le tournant du 20e siècle avant de connaître une croissance importante. L’arrivée des trois frères Simard (Joseph, Ludger et Édouard), entre 1909 et 1932, favorise la croissance des activités économiques soreloises. En effet, la famille Simard de la Baie-Saint-Paul joue un rôle central dans l’implantation, la concentration, la diversification et la modernisation des activités industrielles, commerciales et récréatives de la région. De ce fait, ces fils de navigateur se hissent ainsi parmi les élites économiques canadiennes.

Entre 1909 et 1965, les Simard s’implantent dans une région qui leur est d’abord étrangère. Ces derniers utilisent diverses stratégies afin d’y arriver. D’une part, ils se dotent d’un réseau économique et politique, une ressource primordiale afin d’assurer la relance d’une économique instable et parfois stagnante d’une région ouvrière. D’autre part, ils profitent d’éléments conjoncturels et contextuels afin de contrôler les instances économiques et sociales de Sorel et de sa périphérie. Notamment, les frères Simard profitent du marasme économique des années 1930 pour acquérir des actifs à bas prix et éliminer leurs compétiteurs. Ensuite, ils solidifient leur contrôle principalement grâce à la relance économique engendrée par la Deuxième Guerre mondiale. Cette prise en charge de l’économie locale connaît quelques périodes troubles, comme les grèves de 1937. Cependant, une fois bien positionné en tant que pilier économique de la région, le trio d’entrepreneurs s’implique dans les sphères sociales et culturelles de la communauté ouvrière, assurant davantage leur ancrage et leur position dans cette dernière.

Le texte complet du mémoire est disponible ici.

Le Parti Québécois, entre participation et centralisation : institutionnalisation d’une culture politique à travers les congrès de 1968 à 1984

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Jacques Parizeau (en haut à gauche) au congrès du Parti québécois en 1973, avec Pierre Marois et René Lévesque (source: Le Devoir)

Mon billet précédent était sensé être le dernier de l’année, mais comme un de mes étudiants vient de faire le dépôt final de son mémoire, je tiens à souligner l’occasion. Il s’agit de Maxime Corriveau, qui a produit un mémoire intitulé « Le Parti Québécois, entre participation et centralisation : institutionnalisation d’une culture politique à travers les congrès de 1968 à 1984 ». Son analyse est drôlement d’actualité, qu’il s’agisse de voir la rhétorique relative aux « vieux partis » à l’oeuvre dans les années 1960-1970, ou encore de voir comment, dès le départ, le PQ est un parti déchiré entre l’idéal d’un certain « participationnisme » et les velléités centralisatrices de ses cadres et de son chef. En voici le résumé:

L’histoire des partis politiques canadiens et québécois semble avoir peu intéressé les historiens. En conséquence, la vie de ces organisations politiques complexes échappe encore à ce jour aux connaissances de la science historique. L’évolution de l’histoire politique, autrefois généralement axée presqu’exclusivement sur les grands hommes d’État, ouvre toutefois de nouvelles perspectives pour aborder ces organisations et c’est à travers la perspective de la culture politique que nous avons abordé le Parti Québécois, en nous intéressant plus particulièrement aux différentes luttes internes pour le contrôle de son orientation.

Pour cibler cette culture politique, nous nous sommes attardés principalement au déroulement des neufs congrès nationaux prenant place sous le mandat de René Lévesque à la tête du parti, soit de 1968 à 1985. Nous abordons à travers cette étude l’évolution du rôle des militants, du programme, des structures, ainsi que la dynamique entre les principaux organes qui dirigent le parti (conseil exécutif, conseil national, aile parlementaire). Nous suggérons que malgré les apparences que lui confèrent ses statuts novateurs et démocratiques lors de sa fondation en 1968, le Parti Québécois n’a jamais réellement été ce qu’une partie de ses fondateurs et adhérents auraient souhaité.

Nos conclusions tendent à démontrer que le parti n’a jamais été le regroupement démocratique et dirigé largement par ses membres que plusieurs ont essayé de créer initialement, mais que ses dirigeants, au contraire, ont tenté constamment à travers le temps de contrôler l’enthousiasme de ses membres, de contenir leurs « déviations » idéologiques en plus d’aller parfois contre leurs convictions, pourtant ratifiées par des congrès démocratiques. Il va sans dire également que René Lévesque a joué un rôle important dans cette opposition constante et parfois paradoxale, entre la base et le sommet du parti.

Le texte complet du mémoire est disponible en-ligne.

Table ronde : l’oeuvre de l’architecte Joseph Venne

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Pour ceux et celles qui s’intéressent à l’environnement matériel des villes:

Mercredi 12 février à 18 h 30, à l’Écomusée du fier monde

Montréal, le mardi 4 février 2014.- À la suite de la publication de l’ouvrage Sur les traces de Joseph Venne aux éditions du Septentrion, l’Écomusée du fier monde organise une table ronde autour de l’œuvre de l’architecte. La vie et la carrière de Venne, son style architectural ainsi que son importance pour la profession d’architecte seront abordés. Cet événement gratuit se déroule dans le cadre du 25e anniversaire de Septentrion. Assistez à cette soirée le mercredi 12 février 2014, à 18 h 30, à l’Écomusée du fier monde.

Joseph Venne (1858-1925)

Né en 1858 dans le quartier Sainte-Marie où il habitera sa vie durant, Joseph Venne a participé à la construction de près de 150 édifices, dont plusieurs églises et bâtiments religieux parsèment le Québec, le Canada et la Nouvelle-Angleterre. Il a concouru à la construction d’édifices civils, dont la Banque du Peuple et le Monument National. Innovateur technique et citoyen engagé, il a contribué à la rédaction du premier code du bâtiment de la ville de Montréal. Il a collaboré à la fondation de l’Association des architectes de la province de Québec et de l’Institut d’architecture du Canada. Pas étonnant que le journal La Presse l’ait désigné parmi les personnalités qui ont pris part à l’édification de Montréal à l’ère de la révolution industrielle.

Table ronde autour de son œuvre

La table ronde débutera par un rappel du parcours de Joseph Venne et de son engagement, dans le contexte socio-économique des années 1850 aux années 1920. L’exemple de l’église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End permettra d’aborder la notion d’éclectisme et d’illustrer les modèles et les sources d’inspiration de Venne. Son rôle dans la création de l’Association des architectes de la province de Québec et dans la professionnalisation du métier sera expliqué.

Intervenants :

– Soraya Bassil, chargée de projet en patrimoine et en muséologie, chargée de cours à l’UQAM dans le cadre du DESS en architecture moderne et patrimoine, et co-auteure du livre Sur les trace de Joseph Venne, architecte (1858-1925)

– Jacques Lachapelle, membre de l’Ordre des architectes du Québec, historien de l’architecture spécialisé en architecture québécoise, professeur titulaire à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et président du Conseil du patrimoine de Montréal

– André Bourassa, architecte et ancien président de l’Ordre des architectes du Québec

Mercredi 12 février 2014, de 18 h 30 à 20 h
Activité gratuite
Réservations : 514 528-8444 ou info@ecomusee.qc.ca
Cliquez ici pour consulter la page de l’événement

Écomusée du fier monde
2050, rue Amherst (angle Ontario)
Métro Berri-UQAM
ecomusee.qc.ca

La publication Sur les traces de Joseph Venne est disponible en librairie et aux éditions du Septentrion.

« Les ennemis étrangers »

Me voilà, lors de la conférence de presse, accompagné de Isaac Romano, du Centre communautaire juif de l'Estrie et de Michel Harnois, directeur général de la Société d'histoire de Sherbrooke. Source: Imacom, Claude Poulin (La Tribune)
Me voilà, lors de la conférence de presse d’hier, accompagné de Isaac Romano, du Centre communautaire juif de l’Estrie et de Michel Harnois, directeur général de la Société d’histoire de Sherbrooke.
Source: Imacom, Claude Poulin (La Tribune)

C’est avec grand plaisir que j’ai accepté l’invitation d’Isaac Romano, du Centre communautaire juif de l’Estrie, de contribuer à la venue, à la Société d’histoire de Sherbrooke, de l’exposition itinérante « ‘Les ennemis étrangers’ L’internement des réfugiés juifs au Canada, 1940-43 ». L’exposition, créée par le Vancouver Holocaust Education Centre, traite d’un épisode assez peu connu de l’histoire du pays durant la Seconde Guerre mondiale, soit l’internement d’environ 2400 réfugiés juifs en provenance de la Grande-Bretagne dans différents camps situés dans l’est du pays. Le camp N (Newington), situé à Sherbrooke, a accueilli plusieurs de ces réfugiés entre 1940-1943. Le site du camp était situé, comme je l’ai appris à ma grande surprise, à deux pas de chez moi et, pour le moment, rien ne permet de deviner son existence passée. L’accueil de l’exposition sera une belle opportunité de faire revivre la mémoire de cet événement à Sherbrooke et dans le reste de la province (l’exposition sera en mars 2014 à Sherbrooke, puis voyagera à Montréal et Ottawa). La composante virtuelle de l’exposition est déjà disponible en-ligne et ceux qui voudraient en apprendre plus sur les politiques du gouvernement canadien face aux réfugiés juifs peuvent consulter l’ouvrage classique d’Irving Abella et Harold Troper sur la question: None Is Too Many: Canada and the Jews of Europe 1933-1948.

Paysages communistes

La DPJ est probablement sur le point de placer mon blogue en famille d’accueil pour cause de négligence. Cela dit, les piles de corrections s’accumulent sur mon bureau et la fin de session s’annonce à l’horizon… J’en profite donc, non sans fierté, pour annoncer le dépôt-presque-final des deux premiers mémoires entièrement rédigés sous ma direction (un autre mémoire, celui de Jody Robinson, avait été amorcé sous la direction de Peter Southam).

La rivière Magog vers 1900 (Société d’histoire de Sherbrooke, Fonds Famille James Riddle Sangster)
La rivière Magog vers 1900 (Société d’histoire de Sherbrooke, Fonds Famille James Riddle Sangster)

‘The Electric City’ : Sherbrooke et son paysage hydroélectrique (1880-1930)

Pour citer son auteur, Rémi Guillemette:

À la fin du XIXe siècle, Sherbrooke représente un exemple typique d’une ville industrielle nord-américaine de petite taille. Le développement rapide de son potentiel hydroélectrique en fait un acteur principal dans la production d’électricité au Québec. Jusqu’aux années 1920, Sherbrooke contient plus de la moitié des centrales et barrages hydroélectriques au Québec.

Tout au long de son histoire, les éléments énergétiques modifient la relation que la société sherbrookoise entretient avec la nature, transforment le territoire sur l’ensemble de la région et engendrent une multitude de nouveaux paysages. Nous étudierons l’imbrication de ces éléments énergétiques au paysage de Sherbrooke.

Comme il a été réalisé dans le cadre de notre cheminement en informatique appliquée, le mémoire est accompagné d’un site web qui permet d’avoir un aperçu du propos de l’auteur, mais également de consulter la riche iconographie de laquelle il s’est inspiré.

‘Battez-vous, ne vous laissez pas affamer!! : la lutte des sans-emploi et le Parti communiste du Canada durant la Grande dépression à Montréal (1930-1935)

Encore ici, je cite l’auteur du mémoire, Benoît Marsan:

Ce mémoire de maîtrise en histoire a pour objet le mouvement des sans-emploi et le Parti communiste du Canada (PCC) à Montréal au cours de la Grande Dépression (1930-1935). À ce sujet, les historiographies canadienne et québécoise ne sont que partielles. Cette recherche a pour objectif de répondre aux questions suivantes : quelles revendications sont portées par le PCC et les sans-travail qui participent au mouvement ? Quelles sont leurs stratégies de mobilisation ? Quels sont les obstacles auxquels ils sont confrontés ? Comment se développent des « cultures de solidarité » au sein du mouvement ? Ce mémoire défend l’hypothèse que la Crise, en tant qu’événement-matrice, bouleverse les rapports sociaux et favorise la mobilisation et l’organisation massive des sans-emploi. Cette situation particulière, par son impact sur les structures sociales, économiques et politiques, permet au PCC d’organiser un pan de la classe ouvrière, les sans-travail, délaissé par ses organisations traditionnelles. À travers leurs combats quotidiens pour la survie et la dignité, les sans-emploi développent des pratiques sociales et culturelles de résistance auxquelles l’État répond par la répression. Cette dynamique permet l’émergence d’une conscience qui se mesure à l’expression de « cultures de solidarité ». Cette expérience de classe permet ainsi de dévoiler l’agencéité des sans-travail. Ces événements démontrent que le PCC à Montréal remporte un succès certes relatif, mais plus important que ce qu’en dit l’historiographie, notamment auprès des sans-emploi.

Benoît a récemment signé un article dans Histoire engagée comparant la répression des chômeurs dans les années 1930 à celle des « carrés rouges » depuis un an et se prépare à poursuivre des études au doctorat à l’UQAM.