« Contacts, échanges et ruptures : l’évolution du réseau intellectuel indépendantiste québécois à travers ses revues (1956-1968) »

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Le manifeste de l’Alliance laurentienne, tel que publié dans Laurentie (1958)

C’est avec grand plaisir que j’annonce le dépôt final du mémoire que Jean-Philippe Carlos a réalisé sous ma direction. Intitulé « Contacts, échanges et ruptures : l’évolution du réseau intellectuel indépendantiste québécois à travers ses revues (1956-1968) », il explore l’évolution des réseaux intellectuels indépendantistes entre la fin des années 1950 et la création du Parti québécois en 1968.

Pour citer son résumé:

L’histoire du mouvement indépendantiste québécois contemporain demeure à ce jour assez peu étudié. Bien que certains spécialistes aient approché l’idéologie des principaux regroupements précurseurs de ce mouvement, il y a très peu de spécialistes qui se sont intéressés à la composition de leurs réseaux. Il en va de même pour l’histoire intellectuelle du mouvement, dont les fondements commencent à peine à être explorés. C’est dans cette optique que nous nous sommes intéressés au réseau intellectuel indépendantiste des années 1950 et 1960, au sein duquel de nombreux acteurs se sont investis à différents niveaux dans la lutte pour l’indépendance nationale du Québec.

Entre la dernière victoire électorale du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis (1956) et la fondation du Parti québécois (1968), le réseau intellectuel indépendantiste se transforme de manière rapide et périodique. En s’appuyant sur l’étude des revues d’idées, nous avons cherché à comprendre de quelle manière ce réseau s’organise et évolue, en étudiant ses acteurs clés, ses mécanismes de (re)structuration et ses orientations idéologiques.

Nous avons divisé notre étude en trois périodes distinctes. La première, délimitée par les années 1956 et 1961, est caractérisée par une certaine prédominance de la droite intellectuelle rattachée à la pensée traditionaliste. La deuxième, de 1962 à 1965, est marquée par la montée de la gauche indépendantiste et socialiste, sensible au discours de la décolonisation, et par l’effacement progressif des forces de droite. Enfin, la troisième partie couvre la période 1966-1968, où des transformations majeures s’opèrent au sein du réseau, notamment suite à l’arrivée du Mouvement souveraineté-association de René Lévesque à la fin de l’année 1967.

Jean-Philippe poursuivra ses études au doctorat sous ma direction et celle de Stéphane Savard de l’UQAM.

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