A Matter of Scale: the Construction of Urban Governance in Small- and Medium-size Canadian Cities (1855-1939)

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Quelques semaines avant mon entrée en fonction comme professeur à l’Université de Sherbrooke, j’ai participé pour la première fois au colloque annuel du Urban History Group, une expérience que j’ai énormément appréciée. Les communications étaient très intéressantes et les chercheurs que j’ai rencontrés sur place étaient fort amicaux et accueillants pour le jeune chercheur que j’étais. De plus, je dois avouer que j’ai beaucoup d’affection (et d’affinités) pour l’historiographie britannique en matière d’histoire urbaine.

C’est donc avec grand plaisir que j’y retourne cette année pour présenter une communication basée sur le projet de recherche sur la gouvernance des petites et moyennes villes du Québec que je mène actuellement avec Amélie Bourbeau. En voici le résumé:

This paper aims to re-evaluate the place of the city in Canadian history at two levels. First, this paper explores how municipal governance evolved from the creation of the Canadian municipal regime in 1855 up to the Great Depression. Canadian urban history has had relatively little to say regarding local political history since the 1970s, and much of this research presented local governments as economic development tools controlled by capitalist elites. By approaching the question through governance and citizenship in smaller cities, this paper demonstrates that, while their success varied, there were attempts made by different local actors to democratize and expand a municipal regime that was initially conceived with the idea of creating “cities without citizens” (Isin, 1992). Second, by setting aside the metropolises that dominate Canadian urban history, this paper explores the impact of scale in the construction and evolution of urban governance. Smaller cities are confronted to challenges similar to their larger counterparts (industrialization and zoning, for instance), but the shape of these challenges and the tools available to handle them varies greatly depending on the size of the community. By the same token, the political actors that are involved in urban governance and the political culture they forge also differ from those that are observed in larger cities. For instance, they come from more homogeneous communities and are involved in more localized social networks, two factors that are particularly relevant in the bilingual context of the province of Quebec. Finally, this paper explores these questions by comparing three medium-sized Quebec cities, a preliminary to a larger research project that will hopefully contribute to a greater interest, in Canada and beyond, in the history of local governance, as well as in the comparative history of smaller urban communities.

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Sabbatique: rapport d’étape #1 (je ne suis pas en vacances)

 

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Il y a maintenant deux mois que je suis en congé d’éducation continue (mieux connu sous le nom de congé sabbatique). C’est un énorme privilège dont disposent les professeurs d’université au Québec, une occasion de faire le point sur ses recherches, de mettre à jour son enseignement et, plus généralement, de reprendre son souffle.

Malgré ce que le titre de ce billet suggère, je n’ai pas l’intention ici de « prouver » à ceux qui s’imaginent que je suis actuellement en vacances que ce n’est pas le cas. Il s’agit plutôt pour moi de faire le point sur ces deux premiers mois que je qualifierais de période de transition.

Depuis mon embauche à l’Université de Sherbrooke en 2009, je collectionne les conseils, mises en garde et bilans de collègues qui sont passés par là. C’est sans compter la vaste littérature aisément disponible en-ligne sur l’exercice que représente cette année sabbatique. Plus souvent qu’autrement, l’expérience semble être synonyme de grandes espérances… et d’espoirs déçus.

Durant cette année, mes objectifs sont:

  • faire avancer mes principaux projets de recherche, projets pour lesquels j’ai beaucoup de données que je n’ai pas eu le temps d’analyser en profondeur;
  • compléter un certain nombre de projets d’écriture (essentiellement des articles, chapitres de livres et notes de recherche);
  • lire, l’esprit reposé, plusieurs monographies qui s’accumulent dans mon bureau et qui ne sont pas directement liées à mes recherches;
  • décider de mes grandes orientations de recherche pour les années qui me séparent du prochain congé d’éducation continue.

Cela dit, depuis le 1er janvier, je constate que mon rythme de travail n’a pas changé autant que je l’aurais imaginé. « Libéré » de l’enseignement et d’une bonne partie du travail administratif universitaire, je demeure sollicité par toute une série d’obligations auxquelles je ne peux (ni ne veux) me soustraire: en gros, il s’agit de l’encadrement d’étudiants aux cycles supérieurs et de tout ce qui tombe sous l’appellation générale de « service à la collectivité ».

Ces deux premiers mois ont donc surtout été consacrés à la complétion d’un certain nombre de dossiers hérités de la fin de l’année dernière, ainsi qu’à ce que j’appellerais généreusement la transition vers une autre manière de travailler. Ainsi, difficile de nier que je retrouve, depuis peu, le plaisir de lire et, surtout, d’écrire durant de longues périodes de temps et de manière (relativement) ininterrompue.

Consultant le cahier où j’entretiens quotidiennement, depuis janvier, une liste de choses à faire, je constate donc que j’ai:

  • fait le ménage de mon bureau à la maison et au bureau;
  • établi une liste d’objectifs à atteindre cette année, ainsi qu’une liste (terrifiante) de choses auxquelles je me suis déjà engagé en 2016);
  • lu Le Devoir avec plus de régularité;
  • répondu à une quantité déjà astronomique de courriels;
  • lu, relu et révisé les journaux de lecture, chapitres, projets de mémoire, bilans historiographiques de mes étudiants aux cycles supérieurs, ainsi que d’étudiants de certains de mes collègues;
  • envoyé plusieurs propositions de communication;
  • évalué trois mémoires de maîtrise;
  • préparé la parution de deux numéros de Mens;
  • participé à l’organisation de deux journées d’études;
  • participé au jury pour le prix La Tribune / Société d’histoire de Sherbrooke;
  • écrit une note de recherche intitulée « Réflexions en vue d’une étude de la culture politique municipale au Québec (1855-1939) »;
  • co-écrit un chapitre de livre intitulé « Sociabilité et espaces verts à Montréal : de l’espace réservé à l’espace poreux »;
  • révisé l’ensemble de mon blogue et recommencé à y écrire plus régulièrement;
  • préparé mon rapport d’activité de l’année dernière et mon attribution de tâche pour celle qui vient (bureaucratie universitaire quand tu nous tiens…);
  • préparé une communication pour le colloque du CRCCF.

Bref, ce furent deux mois tout de même bien occupés. Là où j’ai encore un peu de travail à faire, c’est au niveau des lectures qui ne sont pas directement liées à mes recherches. Je me suis lancé, avec grand plaisir, dans la lecture des mémoires de Fernand Dumont, mais j’aurais dû avoir le temps de lire plusieurs autres ouvrages depuis le 1er janvier. Pour les deux mois qui viennent, j’espère prendre l’habitude de consacrer, chaque jour, un minimum de deux heures à l’écriture, puis deux autres à la lecture. Pour m’y encourager un peu, j’ai recommencé à utiliser la fameuse technique pomodoro et ça fonctionne étonnamment bien. On verra si ça se poursuit… Prochain rapport d’étape: 1er mai!