Montréal 1642-1942: 12 janvier 1942

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Toujours à la recherche de ce qui pourrait faire comprendre aux Montréalais la grandeur de leur histoire, le Comité des Fêtes Religieuses du Troisième Centenaire présentait en première à la salle du Gésu, le 12 janvier, un film sur le Montréal historique: IMAGES DE VILLE-MARIE.

Je n’ai malheureusement pas été en mesure de trouver de trace de ce court métrage. Si l’on se fie à la description qu’en font le secrétaire du comité des fêtes Héroux et les quotidiens qui couvrent l’événement, on a affaire à une série de plans de monuments et de bâtiments historiques de Montréal, commentée par monseigneur Olivier Maurault, qui est alors recteur de l’Université de Montréal et président de la Société historique de Montréal. Ces images seraient l’occasion, encore une fois, de tirer « une vibrante leçon » du passé héroïque de Ville-Marie.

Cela dit, après le film et une série de chants interprétés par la « Petite Maîtrise de Montréal », c’est l’économiste Édouard Montpetit qui prend la parole et offre un discours qui tranche avec ceux entendus jusqu’alors sur le passé, le présent et le futur de la métropole. Faisant référence à une série de conférences publiques sur l’urbanisme organisée quelques années plus tôt à l’École polytechnique, Montpetit explique que

la ville, notre ville, nous est apparue comme quelque chose de vivant, d’humain, qui nous appartient, que nous connaissons mal, que nous ignorons presque. Nous en distinguions des traits épars, non rattachés, saisis au hasard et sitôt perdus: nulle synthèse. L’histoire même nous laissait indifférents, quoiqu’on l’ait écrite pour nous et jusque dans un certain détail. Peu de chose, très peu, de la grande ville dans notre littérature […]. Pourquoi? Parce que nous négligeons la vie qui nous entoure. Réfléchissons-nous sur la ville elle-même, sur sa situation géographique, sur la configuration et la formation de son sol? L’humanisons-nous en interrogeant les oeuvres dont elle est faite, depuis l’usine jusqu’à la maison de rapport, depuis l’outillage du port jusqu’au voies de communication qui la nourrissent?

S’en suit un constat des problèmes sociaux et environnementaux qui affligent Montréal, mais plutôt que d’appeler au retour à la terre, Montpetit esquisse un programme d’assainissement du milieu urbain que n’auraient pas reniés les tenants du mouvement « City Beautiful ».

Soixante-quinze ans plus tard, disons qu’on est dans un autre registre

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