Montréal 1642-1942: 1er février 1942

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À l’occasion des célébrations du tricentenaire de Montréal, deux événements marquent cette première journée de février 1942. Chacun d’entre eux, à sa façon, revisite ce que le secrétaire Héroux appelle « l’aube mystique de la cité mariale ». D’abord, l’église Notre-Dame accueille les Amicales féminines du diocèse de Montréal. Comme ce fut le cas lors des événements précédents, les Amicales sont une de ces associations qui parrainent en quelque sorte un événement du tricentenaire. Cette fois-ci, la messe organisée en ce dimanche permet aux organisatrices et à monseigneur Paul-Émile Léger, qui donne le sermon, de revenir sur deux dates qui témoigneraient de l’inspiration divine de la fondation de Montréal: le 2 février 1630 et le 2 février 1636. Ces journées-là, la Providence aurait inspiré Jérôme Le Royer de la Dauversière, puis Jean-Jacques Olier à se lancer dans l’aventure qui allait mener à la fondation de Ville-Marie. Le sermon de Léger ne frappe pas par son originalité, reprenant le récit mystique des origines. Cela dit, on note tout de même une présence plus importante qu’à l’habitude de femmes des élites montréalaises. On ne sera probablement pas surpris de découvrir que, dans le compte rendu qu’offre de l’événement Jean-P. Héroux, elles sont dissimulées derrière le nom de leur mari (il en va ainsi de « Mme Adhémar Raynault » par exemple).

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La même journée, à l’Auditorium du Plateau, a lieu le couronnement des lauréats du concours de la Société des Écrivains canadiens. L’année précédente, les élèves de « toutes nos maisons d’enseignement » ont eu l’occasion de produire un texte sur le sujet suivant: « Le plus beau conte, le plus beau récit ou la plus belle légende inspirée de notre ville. » C’est plus de 150 textes qui auraient été soumis aux organisateurs, en provenance de plusieurs provinces canadiennes. Le jury est composée de Michelle Le Normand, Rina Lasnier, Cécile Chabot et de Victor Barbeau. Cinq grands prix sont attribués à Fabienne Julien, Marie-Paule Vallée, Claudine Thibodeau, Louise Bender et Odette Richard. On le voit, ici aussi, l’événement a un visage plus féminin. Les textes sont rassemblés dans un ouvrage intitulé Fidélité à Ville-Marie. Titre et sujet suggèrent fortement que le contenu de l’ouvrage sera pour ainsi dire assez convenu…

Contrairement à cet autre produit culturel que l’on retrouve alors dans les pages de La Patrie:

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