Discours publicitaires et imaginaires suburbains : le cas des banlieues de Montréal, 1950-1970

1969-041

Les 8 et 9 juillet prochain, j’aurai le plaisir d’être à Londres pour le colloque « Suburban, ex-urban and peri-urban spaces in Québec and francophone Canada / Espaces suburbains, ex-urbains et périurbains au Québec et au Canada francophone » organisé par Craig Moyes et Ceri Morgan. J’y présenterai le résultat de mes recherches sur les publicités de banlieue à Montréal entre 1950 et 1970 dans le cadre d’une communication dont voici le résumé:

La suburbanisation n’est pas une nouveauté dans l’Amérique du Nord des années 1950, mais c’est durant cette décennie qu’elle se déploie de manière spectaculaire, à la fois dans l’espace urbain et dans l’imagination. Rapidement mise en scène au cinéma et à la télévision, analysée et critiquée par des journalistes et des sociologues, cette massification du rêve suburbain s’impose comme un phénomène majeur des « Trente glorieuses ». Cela dit, lorsqu’on arpente la géographie mémorielle québécoise de cette période, la banlieue se fait plutôt discrète. Dans le cadre de cette communication, je propose d’explorer cet angle mort de la mémoire collective québécoise en analysant et en comparant les discours publicitaires élaborés dans les années 1950 et 1960 pour vendre aux Montréalais, anglophones et francophones, le rêve suburbain. Ce discours publicitaire agit comme un miroir déformant des aspirations des Québécois et Québécoises de l’après-guerre, aspirations qui sont manipulées et instrumentalisées par le publicitaire pour vendre son produit. Il s’en dégage tout de même un puissant imaginaire suburbain qui rejoint la majorité des habitants de la province, qu’ils décident de l’embrasser ou de le rejeter. En me penchant sur les journaux de la métropole, et en particulier sur leur contenu publicitaire, j’espère voir dans quelle mesure et de quelle façon le rêve suburbain nord-américain est diffusé au sein de la société québécoise, comment cette mise en marché varie selon que l’on s’adresse à l’une ou l’autre des deux principales communautés linguistiques de la métropole et comment cette expérience évolue dans le temps.

Ce sera ensuite l’occasion pour moi de prendre des vacances bien méritées. Il ne me restera donc plus qu’à écrire ce prochain rapport d’étape de professeur en sabbatique, puis ce blogue tombera, lui aussi, en vacances jusqu’à la mi-août!

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