Sabbatique: rapport d’étape #2 (quelle fin de session?)

2016-05-02 10.35.31

C’est bien beau, comme professeur en congé sabbatique, de pouvoir rire gentiment des collègues qui croulent actuellement sous les corrections, mais il y a quelque chose comme une justice poétique dans le fait que leur fin de session sonne la fin du premier tiers de cette période de grâce dont je bénéficie.

Comme dans mon billet précédent sur le sujet, mon ambition ici est de tout simplement faire le point sur ce que j’ai réussi (ou non) à accomplir dans les deux derniers mois. D’abord, pour ce qui est de mon bilan d’ensemble, je dois avouer que ce que j’ai écrit plus tôt tient toujours: je dois toujours faire des efforts assez importants pour me trouver du temps pour lire et écrire de manière prolongée. Aie-je le droit de citer Michael Corleone ici ou est-ce trop dramatique?

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Quoi qu’il en soit, l’encadrement aux cycles supérieurs, différents engagements liés au « service à la collectivité » et des communications que je n’aurais probablement pas dû accepter de donner continuent à me donner l’impression que, outre l’absence de l’enseignement, mes semaines ressemblent pas mal à celles que je vis en temps normal. J’exagère probablement un peu: je passe beaucoup plus de temps à mon bureau de la maison qu’à celui de l’université, et j’apprécie cette tranquillité plus que je ne l’aurais imaginé à l’origine. J’écris également plus, et probablement mieux, qu’en temps normal. De même, la semaine dernière, j’ai pu lire trois livres de suite sans interruption, quelque chose qui ne m’était probablement pas arrivé depuis l’an de grâce 2007…

Enfin, un tiers de ma sabbatique est tout de même derrière moi. L’été arrive et devrait être une expérience douce amère: j’espère beaucoup écrire en mai-juin, mais les mois de juillet et août seront probablement un peu plus tumultueux en terme de productivité, vacances et semaines passées à la maison avec les enfants obligent. Encore que, qui sait, je vais certainement apprécier ces journées estivales passées avec les enfants et loin de l’ordinateur, des courriels et du reste. Je me contenterai probablement de lectures au soleil au rythme des siestes de mes deux plus jeunes.

Entre-temps, question de me remonter le moral un peu, une liste en vrac des tâches complétées durant les deux derniers mois:

  •  comme la dernière fois, outre le flot de courriels à traiter (dont le débit a quand même beaucoup diminué depuis que je suis en sabbatique), j’ai eu l’occasion de lire, de réviser et/ou d’évaluer chapitres de mémoires, examens de synthèse, bilans historiographiques, projets de mémoire et autres composantes de la facette « encadrement » de la tâche professorale;
  • j’ai aussi participé à l’avant-dernière étape de l’évaluation de notre programme de maîtrise (la visite des externes), processus que j’ai lancé il y a déjà trop longtemps, à l’époque où j’étais encore responsable de programme au département (et que mon collègue Patrick Dramé mène courageusement à terme);
  • j’ai participé à la publication d’un autre numéro de Mens, qui devrait se trouver actuellement à la poste pour distribution;
  • j’ai également préparé la prochaine réunion du comité éditorial de la revue;
  • j’ai préparé et présenté des communications à Ottawa et Cambridge;
  • j’ai donné une conférence grand public sur la question de l’immigration et des réfugiés au Canada à Sherbrooke (accompagné d’un « slameur », une première dans ma carrière);
  • j’ai participé à l’organisation et au déroulement d’une journée d’étude sur le renouveau de l’histoire politique, une initiative de trois de mes étudiants aux cycles supérieurs (journée au cours de laquelle j’ai présenté une communication et animé une table-ronde);
  • j’ai été mis assez brutalement hors-jeu pendant deux semaines par je ne sais quel virus qui a fait le tour de la maisonnée, n’épargnant que mon fils;
  • j’ai révisé une note critique à paraître dans Recherches sociographiques (et reçu mon évaluation favorite pour un texte à vie: « J’ai rarement eu l’occasion d’évaluer un texte aussi bien rédigé. Comme il s’agit d’un excellent texte, mon évaluation, que vous trouverez ci-dessous, est plutôt brève. » – Que demander de plus?).

Et voilà pour le moment. La nouvelle saison de Game of Thrones pourrait représenter une distraction importante, mais comme elle est relativement courte, les dégâts devraient être limités. On se revoit le 1er juillet.

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