Nouvelles perspectives en histoire politique: la politique au Québec à travers ses acteurs, ses espaces et ses institutions (19e et 20e siècles)

Université de Sherbrooke – 8 avril 2016

Une analyses politique Aislin (alias Terry Mosher) 18 novembre 1976 (Don de Mr. Terry Mosher M988.176.319 © Musée McCord)
Une analyses politique
Aislin (alias Terry Mosher)
18 novembre 1976 (Don de Mr. Terry Mosher
M988.176.319
© Musée McCord)

Depuis le début de la décennie 1990, l’histoire politique constitue un champ historiographique de plus en plus privilégié par les historiens québécois. Longtemps éclipsée par la prédominance de l’histoire sociale, l’histoire politique a néanmoins connu un renouvellement notable qui s’est traduit par une volonté de « rénover une approche historique abandonnée par les historiens universitaires […] depuis la fin des années 1970 » (1).

De nombreux signes témoignent de cette revitalisation, dont la fondation du Bulletin d’histoire politique (1992), la création de la Journée du Livre Politique par l’Assemblée nationale du Québec (2003) ainsi que l’émergence de nouveaux spécialistes du champ de l’histoire politique québécoise (2). Dans une moindre mesure, les débats entourant le Rapport Bédard et ses conclusions (2011) ont également démontré la vitalité et les différentes perspectives qu’ont les historiens face à la conception même de l’histoire politique, comme l’ont démontré les nombreuses réactions publiées dans les pages du journal Le Devoir. S’éloignant des figures traditionnelles du pouvoir, nombre d’historiens abordent désormais la nébuleuse politique à travers différents prismes, qui permettent de dégager de nouvelles connaissances en lien avec l’histoire politique québécoise.

L’objectif de cette journée d’étude est de faire le point sur la diversité des travaux de recherche qui s’inscrivent dans ce renouvellement historiographique perceptible depuis le début des années 1990. Le comité organisateur invite donc tout(e)s chercheur(e)s à lui faire parvenir des propositions de communications s’inscrivant dans la liste (non exhaustive) de thématiques suivantes :

• Histoire des liens entre médias et politique. • Histoire des partis politiques. • La société civile et le politique. • Histoire du financement des partis politiques. • Histoire du militantisme politique. • Historiographie de l’histoire politique québécoise d’hier à aujourd’hui. • Histoire des campagnes / tactiques électorales. • Histoire des rapports entre les intellectuels, le pouvoir et les partis politiques. • Histoire de la troisième voie au Québec / réflexions sur le bipartisme québécois. • Histoire de l’indépendantisme / fédéralisme. • Histoire du nationalisme dans la politique québécoise. • Réflexions sur la méthode historique d’écrire l’histoire politique 

Le comité organisateur vous invite à soumettre vos propositions de communications avant le 1er novembre 2015. Les propositions gravitant autour des thèmes préalablement énoncés seront également considérées par le comité d’évaluation. Les propositions de communications (15 à 20 minutes) doivent comprendre un titre, un résumé d’une quinzaine de lignes ainsi qu’une brève notice biographique (incluant l’affiliation institutionnelle, le dernier diplôme obtenu ou en cours de réalisation et les principales publications de l’auteur), le tout tenant sur un maximum de deux pages. Les propositions devront être envoyées par courriel (en fichier Word ou PDF) à l’adresse suivante : colloquehistoirepolitique@gmail.com (3).

Le Comité organisateur,

Jean-Philippe Carlos, candidat au doctorat en histoire à l’Université de Sherbrooke

Maxime Corriveau, candidat à la maitrise en histoire à l’Université de Sherbrooke

Michael Bergeron, candidat à la maitrise en histoire à l’Université de Sherbrooke

Harold Bérubé, Professeur agrégé en histoire, Université de Sherbrooke

1. Sébastien Parent, « L’écho du politique dans les débats historiographiques. Le BHP et le « révisionnisme » (1992-2006) », Bulletin d’histoire politique, volume 15, no. 3, p. 1.

2. Martin Pâquet, Tracer les marges de la cité : étranger, immigrant et État au Québec, 1627-1981, Montréal, Boréal, 2005; Xavier Gélinas, La droite intellectuelle et la révolution tranquille, Québec, Presses de l’Université Laval, 2007; Éric Bédard, Les réformistes : une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle, Montréal, Boréal, 2009; Stéphane Savard, Hydro-Québec et l’état québécois : 1944-2005, Québec, Septentrion, 2013; Michel Lévesque, Histoire du Parti libéral du Québec : la nébuleuse politique 1867-1960, Montréal, Septentrion, 2013.

3. Veuillez noter que nous ne pouvons assurer le remboursement des dépenses des conférenciers. Toutefois, plusieurs universités offrent de couvrir une partie des frais de déplacement de leurs étudiants qui participent à des colloques. Informez-vous auprès de votre institution.

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